RENÉ CHARLES BASTIEN

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

René BASTIEN  -  ses œuvres

 

 

 

 

Varennes-Changy

Début

Chateau de Changy

La revue Mondaine  16 avril 1910             LA REVUE MONDAINE ORANAISE     (page 7) 
                                                                                                                        
René Bastien

Nos lecteurs qui lisent avec tant d'intérêt les articles de notre spirituel rédacter René BASTIEN, apprendront avec un réel plaisir son nouveau succès au concours littéraire de la «Bonne Chanson», que dirige Theodore Botrel.
Un prix et une médaille d'argent viennent de lui être décernés.
Le jeune poète et prosateur suit la marche rapide des temps, quant à sa carrière littéraire, où il moissonne
sans cesse des lauriers. Les prévisions de ses maîtres sont réalisées.

Né à Varennes. en 1884, encore élève il remporte brillamment les prix de rédaction et de composition
française, et à 15 ans, fait ses premiers essais littéraires.
 
En 1903, un sonnet: «Lettres brûlées», publié dans la « Revue Mondaine »  est un véritable joyau poétique.
Attaché à l'« Echo des Sports », il délaisse cette revue pour se consacrer à la « Revue Mondaine » qui publie de lui un roman: « Au fil des Heures », lequel fit palpiter bien des cœurs, puis une série de petites notes d'observations, sous le titre: «Petit Cinématographe», plein de verve, et un carnet de mariage satirique qui eut un immense succès parmi nos lecteurs; enfin, une série de poésies, dont une des plus, belles fut dite à la fête des Conscrits Oranais. «Vertige», «Rêve de Vierge», «J'ai laissé mon cœur », « Noël des Petits », etc., toutes autant de pages exquises aux vers finement ciselés.

Sa lutte à coups de plume contre les ridicules mondains, sous le titre de «Pointes sèches», le place au
rang des critiques; acerbe, mais sans jamais dépasser la note juste, il se laisse deviner par la clarté de
son style et ses termes choisis, .malgré son pseudonyme de Gosse Rouge.

Enhardi par ses succès croissants à divers concours, notamment en 1906 avec la «Folie de Pierrot », qui
lui vaut un premier prix au concours de la Lice Chansonnière, il compose l'« Angélus », mis en musique par
M. Roumens. Ce sonnet, édité à Bordeaux, se chante dans tout le midi de la France.

Nous devons au jeune écrivain, dont le talent s'affirme chaque jour, toute une série de contes, nouvelles et
critiques théâtrales, car René BASTIEN représente à Paris la « Revue Mondaine » en même temps qu'une revue théâtrale « Scoenia ».

Grand admirateur de Daniel Lesueur et de Xavier Privas, il dédia dernièrement à ce maître des chansonniers une page élogieuse que la « Revue Mondaine » a eu le plaisir flatteur de publier.

Malgré l'extrême modestie de notre ami Bastien nous aimons à rappeler à tous ceux qui le lisent si fidèlement, sa valeur littéraire dont nous avons bien un peu le droit d'être fiers avec lui, et nous sommes persuadés d'être agréable à nos lecteurs en nous faisant leur interprète pour exprimer à l'occasion leur sincère gratitude pour les heures si pleines de charme dont ils sont redevables à notre collaborateur, par la lecture de ses écrits intéressants et toujours variés.

LA REVUE MONDAINE.

Le Journal  21 mars 1939          ~~SPECTACLES DE PARIS~~

Le dramaturge aux trente milles présentations

Si le théâtre d'amateurs occupé actuellement en France, en Belgique, en Suisse et au Canada une place considérable (et même incroyable, à l'heure où tant de gens s'obstinent à prédire le « déclin du théâtre.) bien rares sont ceux qui soupçonnent le nom de celui qui en fut, il y a trente ans, le véritable pionnier et le premier animateur.
L'heure me semble venue de rendre justice à l'œuvre et à l'action intelligente et ininterrompue de ce curieux homme qu'est René Bastien, l'auteur dramatique qui sut pressentir le rôle immense et le développement du théâtre d'amateurs et s'en fit le propagateur infatigable.
René Bastien présente une singulière particularité : il est sans doute l'auteur le plus joué en France, puisqu'il totalise, à l'heure actuelle, plus de trente mille représentations de ses œuvres sur les scènes d'amateurs. Bien que jamais encore il n'ait eu un de ses ouvrages donné « en série » par un théâtre régulier. Et pourtant il a quatre-vingts pièces inscrites à son répertoire, quatre-vingts pièces que se disputent sociétés et patronages : Ma petite tante chérie, la Fifille à son père, qui en sont à la seizième édition, l'Ouragan, le Bâillon, le Roi de cœur, Mon petit tonton, Miss Tempête, la Rançon de l'honneur, Restez aux champs, Ça va mal ! etc., dont plusieurs ont dépassé trois mille représentations.
C'est un cas sans précédent, vous dis-je, et la Société des auteurs et compositeurs dramatiques l'a bien compris qui n'a pas hésité à admettre, il y a deux ans, au sociétariat, ce fécond producteur.
L'histoire de René Bastien est aussi simple que typique : surpris de l'extravagante ineptie des œuvres jouées jusqu'alors par les troupes d'amateurs, il s'avisa de leur apporter du nouveau en écrivant à leur intention de vraies pièces, sortant des sentiers battus, de l'indigence spirituelle et de la naïveté bébête ! Doué d'une activité dévorante, d'une imagination débordante et, ce qui ne gâte rien, d'un don inné du théâtre, il écrivit des œuvres alertes, fraîches, pimpantes, d'autres émouvantes et poignantes, qui, tenant compte des nécessités du genre, connurent rapidement un très grand succès.
Le théâtre d'amateurs avait enfin trouvé un auteur qui lui donnait du vrai théâtre, du théâtre intelligent et propre.
De cet auteur il fit un recordman dont la performance semble difficile à égaler.

Trente mille représentations !

C'est un chiffre ! et rares sont les dramaturges même parmi les plus grands qui peuvent se vanter d'une pareille diffusion !

René Bastien ne me disait-il pas récemment qu'il allait le dimanche suivant être joué, le même jour, dans cinquante-sept villes différentes ? N'avais-je pas raison de prétendre que notre auteur est un curieux homme ?
Mais il l'est encore à un autre point de vue : au lieu de s'enfermer dans sa tour d'ivoire et d'en garder égoïstement les issues, René Bastien ouvre son champ d'activité à ses confrères et les entraîne dans la voie qu'il s'est tracée il y a trente ans.
Mais il l'est encore à un autre point de vue : au lieu de s'enfermer dans sa tour d'ivoire et d'en garder égoïstement les issues, René Bastien ouvre son champ d'activité à ses confrères et les entraîne dans la voie qu'il s'est tracée il y a trente ans.

Après avoir, avec Théodore Botrel, dirigé la Bonne Chanson, il a fondé le < Bon répertoire », puis, avec Patrice Buet, « la Bonne Scène ».Enfin, il devient, à la Société des auteurs, l'animateur inlassable de l'Association < les Editions Théâtrales » (L. E. T.) que préside Miguel Zamacoïs, et du Journal des Auteurs.
En se consacrant ainsi au service des auteurs et à la défense de leurs intérêts, René Bastien a vite conquis, au sein de la grande Société de la rue Ballu, les sympathies les plus vives et il ne serait pas surprenant que la commission l'appelât quelque jour à siéger dans son sein, pour y représenter ce théâtre d'amateurs dont il est le champion le plus qualifié.
JOSE DE BERYS
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René Charles Bastien
Né le 12 mai 1884 à Varennes, Loiret.  
Originaire d’une vieille famille Varennoise par sa mère Marie BACHELLIER dont les grands parents ont été maires de Varennes : Pierre Thomas BACHELLIER (maire de Varennes 1828-1834) et Nicolas Julien DESFORGES (maire de Varennes 1834-1848)
Marié le 14 octobre 1908  avec Blanche TISSEYRE avec qui il a coécrit dans la Revue Mondaine
Chevalier de la légion d'honneur 27 mai 1952
Décédé 15/11/1960 à Lavelanet, Ariège.

Auteur dramatique aux 110 pièces de théâtre,  trésorier de la société des auteurs et compositeurs dramatiques depuis 1947
Ecrits et poèmes dans plusieurs revue sous divers pseudonymes:
 Le GOSSE ROUGE, « Mes pointes sèches »
 CHARLES DE VARENNES « Madame est très mal ! » « Ma petite tante Chérie »