Origine de Varennes 1576 Bataille reîtres-lansquenets Marc-Antoine Hallard curé Le renard de la Golotte Battue aux loups Les 2 médecins de Varennes Une belle famille La fontaine St Martin

    Varennes Changy

Article paru dans l’Eclaireur du Gâtinais n° 2762 du 8 octobre 1998

Avec l’aimable autorisation de l’Eclaireur du Gâtinais publié sur le site: mon ouebe genealogique

Dès l'an 900, cette commune s'appelait Varennas (charte de St Benoît). En 1182, dans une autre charte de St Benoît, on trouve trace de Varennarum. Un article tiré du n° 2 de l'Echo des Loges, bulletin municipal de l'année 1984, donne une version de ce nom : "dans le Larousse du XXe siècle, varenne (de l'allemand wahren : garder, défendre) serait une forme ancienne de garenne, terrain inculte et dans lequel le gibier trouve des remises favorables. Une varenne était autrefois une étendue de pays réservée au roi pour sa chasse".

Mais l'historien Paul Gache donne une autre version : Varennes tirerait son nom d'un ruisseau qu'on appelait, dès le XlI ème siècle Ru, parfois Ru de Crételle, mais aussi la Véronne. "En fait, la Véronne était l'affluent de l'Avara, actuellement le Solin. L'Avaronne, dont on a fait la Véronne, était "le Petit Solin". Et le radical Avara est la transposition d'Ebur, l'if. L’Avaronne était "le petit ruisseau des ifs", comme le Solin (...) était la rivière des ifs. Là où il y avait encadrement d'ifs vers une source, il y avait lieu druidique (informations tirées d'un article de M. Gache, paru dans La République du jeudi 10 juillet 1975). Le n'2 de l'Echo. des Loges ajoute que "ce nom serait peut-être à rapprocher du nom d'une rivière voisine, l'Aveyron."

Jusqu'au XVIe siècle, on parlait souvent de Varennes-aux-Loges ou Varrenne aux loges.

Le Canard des Loges, dans son bulletin n° 2 et M . Paul Gache, dans son article du vendredi 11 juillet 1975, toujours dans La République, nous propose cette explication : les loges étaient la forêt non continue, où certains bois formaient des massifs (on entend parfois parler de la forêt des Loges). Quand les bois se sont effrités, on a commencé à perdre l'habitude de parler de Varennes-aux-Loges, et dès le XVIle siècle, on a commencé à appeler la commune "Varennes-en-Gâtinais". Cette fois-ci, tout le monde s'entend pour dire que ce dernier nom fait référence à "la gâtine" : terre imperméable marécageuse et stérile. Cette appellation dura jusqu'en 1971, date de la fusion avec Changy. Mais à la Révolution, Varennes a été comprise dans le canton de Lorris dont elle avait été écartée jusqu'alors à cause des bois et des mauvaises communications.


 

1576 - Quelles batailles ?

Un terroir vers Les Pages et à proximité de La Cour-Marigny se nomme toujours Les Batailles (chemin Le champ de bataille).
Quatre éventualités se présentent. Ou bien des gens se nommant Bataille ont vécu à Varennes, ce qui n'est pas à exclure (mais on n'en connaît pas de cas) et auraient eu un lien suivi avec ce terroir, ce qui rend la proposition encore plus aléatoire.

Ou bien il, s'agit d'une ou de plusieurs des combats suivants.

D'abord, et nous retrouvons ici l'effet forestier, le seigneur de Châtillon-sur-Loing est, au XIe siècle, maître de Varennes que les moines de Saint-Benoît-sur-Loire qui y étaient en 855 et 900, n'ont plus. Mais ces derniers gardent des paroisses voisines, notamment La 'Cour-Marigny. Or successivement, Aubri de Châtillon en 1059, puis Séguin de Châtillon vers 1070 attaquent La Cour-Marigny et y commettent des déprédations.
Un ennui sérieux : bataille n'est pas encore entré dans la langue française et ne désigne pas autre chose qu'un affrontement individuel (escrime), un créneau ou un corps de troupe jusqu'au XIVe siècle.

Ensuite, en octobre 1358, l'Anglais Robin Knowles (Robert Knolles) venant de Châteauneuf et marchant sur Chatillon, en faisant un détour près de Montargis, se heurte à un détachement et, dans l'affaire, détruit la paroisse de Marigny (comme elle se nomme). A ce moment-là, la bataille commence bien à désigner une troupe rangée en bataille. Mais Knowles, vu la séquence de destructions, semble passer plus au Nord, par Oussoy et Saint-Hilaire ; et au contraire Varennes sort pratiquement intacte de la guerre de Cent Ans : on voit mal que le combat se soit livré sur Varennes.

Enfin le 14 mars 1576 d’après Pierre de l'Estoile, ou plutôt le 14 avril 1576 si l'on s'en tient aux informations générales concernant l'invasion des reîtres protestants du palatin Jean-Casimir, en 1576, les restes d'une armée de Reîtres Protestants allemands, déjà vaincus à Boiscommun, se jettent en ce secteur. Une compagnie de lansquenets au service du Roi, débordée par cette avalanche de fuyards, est bloquée dans un moulin à vent de La Cour-Marigny, dit le rapport. Or l'histoire de cette commune est assez bien connue et il n'y a aucun signe de moulin à vent dans son passé. Ces fuyards n'ayant pas insisté outre mesure, d'autres sans doute moins nombreux vinrent à leur tour. La compagnie sortit de son refuge, surprit ces Huguenots allemands en déroute près de la maladrerie de La Cour-Marigny et les poursuivit jusqu'aux portes de Montargis.
La maladrerie de La Cour-Marigny étant La Borde actuelle (près de La Denisière), le moulin à vent en cause ne peut être que celui de Varennes qui était protégé par des douves (il en reste une partie et le lieu se nomme La Fosse du Moulin à Vent).
Ceci se passait en mars 1576 et le terroir des Batailles étant entre le moulin et La Borde doit se rapporter à cet épisode des guerres de Religion.

Paul GACHE. (Historien du Gâtinais)

Extrait Bulletin d’émulation de l’arrondissement de Montargis octobre 1970 (Origine de Chatillon) et décembre 1977 


Histoire de Marc-Antoine Hallard curé de Varennes

Le dernier curé de Varennes avant la Révolution qui avait prêté serment à la République le 7 octobre 1792, a connu une fin subite et curieuse, que raconte notre contemporain l'abbé Verdier, de Montcresson (d'après ses recherches dans les registres de Montargis). Marc-Antoine Hallard s'était retiré à Montargis, dans une maison de la rue du Bon Guillaume. Le 26 Prairial de l'an VI (14 juin 1798) de la République, il était allé se coucher vers 10 heures, sans symptôme de maladie, après avoir vaqué toute la journée à ses occupations. Une autopsie fut pratiquée qui permit d'établir que M. Hallard était mort vers les onze heures d'une violente indigestion... il faut dire que la période était particulièrement pénible pour les gens de l'église...

Constat de décès qui suit fut dressé le lendemain et figure dans le Registre des actes de décès de Montargis (Archives de Montargis, registre décès an VI , N° 12).

"Ce jour d' hui, 27 Prairial l'an VI de la République, onze heures du matin, nous Pierre Denis
Jolly juge de paix et officier de police judiciaire du canton de Montargis intro muros, ayant été requis par le citoyen Nicolas Mestier, marchand a Montargis, de nous transporter à la maison et domicile du citoyen Marc Antoine Hallard, décédé le jour d'hier sur les onze heures du soir, à l'effet d'apposer les scellés sur les meubles et effets par lui délaissés, et ayant appris que le dit Hallard, après avoir vaqué dans le jour à toutes ses fonctions s'est couché sans aucun symptôme de maladie sur les dix heures, est mort subitement, et pour nous conformer à la loi qui veut qu'ouverture soit faite des cadavres des personnes qui meurent de cette manière, a l'effet de constater le genre de la mort, nous ordonnons qu'à l'instant d'ouverture sera faite du cadavre du citoyen Hallard, par le citoyen Louis Jolly, officier de santé en cette commune que nous avons appelé à cet effet pour, d'après son rapport être statué ce qu' il appartiendra, et monté dans une chambre dépendant de la maison du dit Hallard sise rue du Bon Guillaume en cette commune, la dite chambre donnant sur la cour par deux croisées, et dans une alcôve à droite en entrant dans la dite chambre nous avons trouvé un cadavre couvert d'un drap et gisant sur la paillasse, l’ayant fait découvrir nous l'avons reconnu pour être celui du citoyen Hallard, de suite et en notre présence et après l'avoir examiné, il nous a dit qu' il avait trouvé l'estomac rempli d'aliments non digérés, symptômes qui caractérisent l’indigestion la plus violente qui a été la seule cause de la mort du dit Hallard, ayant trouvé d'ailleurs l'estomac et les intestins en bon état et non infectés d'aucune matière corrosive ."


Source OTSI Lorris

Le Renard de La Golotte

Extrait de la carte de Cassini exécutée entre 1750 et 1815

Pendant cette même période de la Révolution, il y avait à La Golotte un citoyen Renard, laboureur, qui ne voulait pas s'en laisser conter. A l'époque, on réquisitionnait en campagne pour alimenter les villes, et le citoyen Renard se trouvait un peu trop ponctionné. Le procès-verbal du 10 Thermidor an II (28 juillet 1794), raconte son refus formel d'obéir aux réquisitions (un cheval et une charette) nécessaire à conduire les trois milliers de farine à Paris "attendu que le citoyen Renard en avait besoin pour ses moissons". Ce Renard fut si catégorique qu'il fit même des émules parmi ses concitoyens. Tant et si bien qu'il fut impossible, ce jour-là, de conduire la farine à Paris...

L’arrêté en date du 14 Thermidor an II (1er août 1794) parle de "l'entêtement et de la désobéissance constante de Renard" qui se voit condamné à conduire lui-même le chargement à Paris, à payer une amende et à se voir écroué 24 heures à la maison d'arrêt de Montargis.
Mais le Renard n'avait pas dit son dernier mot : un nouvel arrêté du 19 Thermidor an II
(6 août 1794) nous raconte comment le rusé n'en avait fait qu'à sa tête et était parti avec un équipage insuffisant de façon à être renvoyé de Paris. Celui qui a énoncé l'arrêté considère que "par cette manière d'agir, au lieu d'avoir satisfait à notre arrêt, il a cherché à faire le contraire en usant de subterfuge, menant par affectation un cheval au lieu de trois qui lui auraient été nécessaires pour voiturer la charge. Le procès-verbal rapporté par Renard ne peut qu'aggraver son cas puisqu'il cherche à éviter d'exécuter notre réquisition..." (Echo des Loges n° 12, année 1994). Ca se passait comme ça en ce temps-là !

Battue aux loups

Extrait de la carte de Cassini exécutée entre 1750 et 1815

Zone de Texte: 3
« Changy le 2 février 1833

Monsieur le Sous-Préfet j'ai l'honneur  de vous adresser le procès-verbal de la battue aux loups qu'a eu lieu dans cette commune le jeudy trente et un janvier dernier".

"... Arrondissement en date du 27 de ce mois qui nous a "otorisé à faire la battue aux loups dans la commune de Changy afin de nous priver des malheureux accidents qui sont commis dans les communes circonvoisines, telle qu'il est expliqué dans ma lettre du 27 de ce mois, que différentes personnes ont été  blessées par un loup ravageur et plusieurs bestiaux qui en sont aussi attin.  
D'après lotorisation que nous a adressé Monsieur le Sous-Préfet en date du 28 du courant, la battue aux loups a eu lieu le 31 de ce mois. La commune de Varenne c'est réuni avec celle de Changy. Le point de la réunion ou nous avons trouvé un grand nombre de personnes, tel- que nous étions convenu avec Monsieur le Maire de la dite commune de Varenne, mais pour que la battue aux loups soit maintenue, nous en avons donnéé connaissance à Monsieur le Brigadier de la Gendarmerie de Nogen-sur-Vernisson par
notre lettre en date du 29 du dit mois ce qui a été exécuté de la part de Monsieur le Brigadier qui a assister lui-même avec Monsieur Grandclaude un de ses gendarmes, qui ont maintenue l'ordre avec activité.
Après nous être "concerté" avec Monsieur le
Maire de Varenne ou nous étions réunis nous avons décidé que une partie des personnes se diligent sur Changy et l'autre sur Varenne, ce qui a été fait, et ainsi que Monsieur le Brigadier.
Monsieur le Maire qui a accompagné la division de Varenne et Monsieur Grandclaude, gendarme nous a accompagné à celle de Changy. La battue a commencé à huit heures du matin sur Changy, au bois nommé le Bois de la Latte et ainsi de suite parcourant les bois de Changy et elle a fini aux bois de Fleurie dans la commune de Varenne sans que nous ayons vu aucun loup n'y autre bête férosse. Ce qui a été que aucun coup de fusil n'a été tiré.
Les deux compagny se sont réuni au bois de Fleurie, telle que nous étions convenu avec Monsieur le Maire de Varenne. C'est là que la battue a fini et nous avons donné l'ordre que chacun pouvait se rendre dans ces foyers. Ce qui a été que chacun a disparu à l'instant même. »

Dans nos archives communales, l'on trouve deux fois mention de la présence du loup: d'abord en 1810 année où une louve est tuée à Varennes par le dénommé Moulin (la même année 13 autres loups sont tués dans l'arrondissement de Montargis).

Puis en 1833 une battue est organisée à Changy et à Varennes (texte ci-dessus).
L'on tuera régulièrement des loups dans la région jusqu'à la fin du XIXe siècle

Les deux médecins de Varennes

Le Dr Camille Denance et le Dr Paul Clergeau étaient deux figures locales, qui on largement marqué la vie de Varennes. Le Dr Denance, dont Ie père était géomètre, fut maire de la commune à la fin du siècle dernier. C'était par ailleurs, un important vigneron qui faisait même partie du Comice agricole de Montargis et avait des vignes au Moulinet et à Varennes, notamment au lieudit La Montagne. Il a son buste près de l'église de Varennes. Ce buste en bronze réalisé par le sculpteur Bellegardois Charles Desvergnes rappelle qu'il est à l’origine de la lutte contre la tuberculose dans le Loiret. Mais, ce buste fut réquisitionné et fondu par les Allemands pendant la guerre de 1945 afin de fabriquer des armes. Depuis, le buste a été remplacé par un autre, en plâtre.

Tandis que le Dr Denance était classé "à droite", son collègue Paul Clergeau avait des idées politiques clairement à gauche. On le surnommait d'ailleurs Barbe-Rousse, à cause de ses idées "rouges". Drapé dans son grand manteau noir, avec sa voiture rouge et son chien blanc, ceux qui l'ont connu sur la fin de sa vie gardent un souvenir très net de sa personnalité et de sa voix "à la Jouvet". Il adorait les gosses et avait toujours des bonbons dans les poches. Mais certains étaient quand même impressionnés ! On le considérait comme le "médecin des pauvres", car ne faisait pas payer les malheureux. La mère d'un enfant qui avait un besoin urgent de lunettes, mais qui n'était pas bien riche, a un jour été conduite (dare-dare sans même avoir le temps de s'habiller!) par le Dr Clergeau lui-même, dans sa propre voiture, chez son ami opticien de Montargis. Et au moment de payer l'opticien : "Tu mettras ça sur mon compte, mon ami !". Et quand la mère de cet enfant, Mme Charenton, lui a demandé combien elle lui devait, elle s'entendit répondre: "la vue de ton gosse avant tout."

 Docteur Camille Ernest Denance (°5 juillet 1852  30 juin 1907)

Buste Camille Denance  (2012)

Paul Clergeau était anticlérical et antimilitariste. On dit de lui qu'il était devenu anticlérical le jour de sa première communion où, pendant la procession, il avait fait tomber de la cire sur l'aube de celui qui était devant lui. La mère de ce dernier l'aurait insulté en public, ce qui aurait marqué le point de départ de son anti-cléricalisme. Pourtant, il avait installé dans son jardin, la croix en fer forgé de la glacière du château d'Ouzouer-des-Champs et le porche de l'église de Coudroy (au début du siècle, l'église avait été intégralement démontée et vendue aux enchères car elle menaçait ruine, voir notre article à ce sujet, L'Eclaireur du 30 juillet dernier). Ce porche est d'ailleurs reparti à Coudroy depuis que la succession du Dr Clergeau a été réglée. Collectionneur, le Dr Clergeau avait la maison la plus originale de Varennes.

En 1940, le Dr Pol Gourand (successeur et descendant du Dr Denance) était aux armées. Le Dr Clergeau est venu voir Mme Yvonne Vauvelle, infirmière attitrée du Dr Gourand et sage-femme de la commune. On dit qu'il avait mis, ce jour-là, ses chaussettes par-dessus ses chaussures pour ne pas glisser sur le verglas (il n'était pas du genre à s'embarrasser de protocole, tout médecin qu'il était). Ce jour-là, il lui dit de sa voix de Jouvet : "Madame, laissons nos idées politiques à part et sauvons nos malades". Mme Vauvelle, bien que très croyante et très pratiquante, avait un profond respect pour lui.

On raconte aussi qu'un jour où il était en visite, se trouvant en panne de papier et n'en trouvant pas davantage dans la maison où il était, Il écrivit son ordonnance sur un volet. Ce volet fut démonté et porté à la pharmacie. De nos jours où tout est standardisé, on laisse beaucoup moins de place à l'expression de l'originalité...

Le Dr Clergeau est mort brusquement en 1941. Sa nièce Suzie a longtemps habité sa maison, rachetée depuis peu et en cours de restauration. Comme le dit M. Charenton, il est regrettable que la commune n'ait pas honoré le Dr Clergeau, au moins par un nom de rue, comme elle a gardé le souvenir du Dr Denance qui le méritait lui aussi. M. Charenton attribue cela au fait que la gauche a perdu la grande influence qu'elle avait à l'époque de la guerre de 14 et que depuis, la municipalité avait toujours été à droite. Mais comme le disait Paul Clergeau lui-même : "Laissons nos idées politiques à part" et ravivons le souvenir de cet homme d'exception.
 

Docteur Paul Clergeau Docteur Paul Henri Clergeau ( °14 février 1877  26 février 1941)

Remerciements à l'OTSI de Lorris, à Raymonde Paré pour l'anecdote du volet, à Roger Roullet pour le prêt des Echos des Loges, et surtout à M. Charenton pour le temps qu'il nous a accordé et le prêt de ses journaux d'époque.

Une belle famille

Le dimanche 24 août 1919, à l'église de Varennes (Loiret), les époux Paupardin-Foucher,
entourés de leurs trente enfants et petits-enfants, fêtaient leurs soixante-cinq ans de mariage,
qu'ils n'avaient pu célébrer en temps voulu, en 1916, à cause des hostilités.
Mariés à l'âge de dix-neuf ans, en 1851, les époux Paupardin ont eu onze enfants, dont sept sont encore vivants.
Mme Paupardin, qui a élevé vingt-sept enfants au sein, ne mériterait-elle pas un prix de vertu?

Après la messe, l'assistance s'est rendue à la sacristie pour féliciter les deux vieux époux,
qui jouissent de l'estime générale de toute la contrée.

Et nous aussi, nous adressons nos congratulations à Philémon et Baucis,
en souhaitant à nos lecteurs de suivre un si bel exemple...

Article de René Bastien : Les annales politiques et littéraires N1892 paru le 28 septembre 1919

 

La mère Paupardin  - Madeleine Fié-Fieux

Fontaine de Varennes : la légende de St-Martin

St-Martin était né en Polonie et s'était enrôlé dans la cavalerie des légions romaines. A l'époque, on leur fournissait un grand manteau pour dormir et se protéger du froid. Mais la moitié seulement du manteau appartenait au soldat. St-Martin fut envoyé en Gaule. Sa légende est née du fait qu'il aurait donné la moitié de son manteau à un pauvre. On a prétendu qu'il aurait séjourné près de Nogent.

La légende de la source raconte qu'au cours de ses missions d'évangélisation, il rencontra une orpheline qui pleurait de faim et de froid. St-Martin implora le ciel et à cet endroit jaillit la source.

Elle est réputée intarissable et était lieu de pèlerinage jusqu'au début du siècle. Elle est depuis longtemps déclarée impropre à la consommation par pollution, alors qu'elle était réputée pour sa pureté. A force de se voir emmurée, domestiquée, alors que le lieu était encore particulièrement sauvage au début du siècle, là source a fini par se révolter..

LA FONTAİNE SAİNT MARTİN  (Historique, Fête champêtre, articles)  

Varennes-Changy

Début

 

Patrick PINON  06/07/2018